L'ENFER AU PARADIS DE VICTORIA'S SECRET

Et si les anges de la plus célèbre marque de lingerie défilaient en réalité en enfer ? C'est en tout cas ce que leur dernière lettre ouverte à Victoria's Secret laisse à penser. Ce 6 février, plus de 100 mannequins ont exhorté un arrêt immédiat des harcèlements sexuels pratiqués au sein de la firme américaine.


Défilé Victoria's Secret ©DR

Christy Turlington, Edie Campbell et plus d'une centaine d'autres top modèles Victoria's Secret (VS) ont signé une lettre ouverte au patron de la célèbre marque de lingerie, John Menas. Soutenues par Model Alliance, l'association militant pour la protection des mannequins, et qui a publié leur déclaration sur sa page Instagram, ces dernières exhortent la fin des harcèlements sexuels pratiqués dans les coulisses des défilés de l'entreprise américaine.


Abus de pouvoir


Miranda Kerr (gauche) et Ed Razek (droite) ©Marion Curtis

C'est à la suite d'une enquête menée par le New York Times le 1er février dernier concernant des allégations d'inconduites de la part de plusieurs acteurs de la firme que le groupe de jeunes femmes a ce matin décidé de confirmer les dires. Des recruteurs aux photographes jusqu'au leader suprême Ed Razek, nombre de piliers de la griffe semblent avoir fait vivre un véritable enfer aux anges de Victoria's Secret. Une situation quotidienne qui durerait depuis des années.


"Il est profondément troublant que ces hommes semblent avoir tiré parti de leur statut professionnel pour attirer et abuser de filles vulnérables, s'exclame Model Alliance. Il est temps pour Victoria's Secret de mettre en place des actions afin de protéger les personnes grâce auxquelles elle génère du profit".

Maître-mot : respect


A-côté des révélations, la lettre alors titrée "#Time4Respect" ("l'ère du respect") demande au grand patron de participer à son programme de soutien. Lequel servira à offrir à Victoria's Secret l'occasion de "non seulement réparer les torts du passé, mais aussi de travailler à la prévention".



A ce jour, les représentants de L. Brands, la société mère du groupe Victoria's Secret, n'ont fait aucune déclaration officielle concernant cet énième scandale ornant l'entreprise de lingerie. Laquelle voit son nom chaque année un peu plus terni que la précédente, notamment dû aux nombreux comportements douteux d'Ed Razek. Des attouchements inappropriés aux commentaires dégradants, jusqu'aux demandes incongrus, les actes du directeur de VS auraient en effet fait l'objet de plaintes répétées au sein de la firme rapporte l'enquête publiée par le New York Times.


Bien qu'Ed Razek continue toutefois de nier les accusations qui lui sont incombées, en octobre 2019, celui qui s'était opposé au sacre de Valentina Sampaio en tant que nouvelle égérie du groupe a finalement démissionné de son poste de directeur de la marque. Mais les autres alors ? L'ère post #MeToo a manifestement encore du ménage à faire.


ET DU CÔTÉ DES DÉFILES ?