1905 à 1926 : Dior, une marque avant Christian


Christian Dior naît à Granville, dans la Manche en Normandie, au cœur d’une famille d’industriels fondatrice de la marque d'engrais Saint-Marc et de l'eau de javel Dior. Il est le deuxième des cinq enfants d'Alexandre-Louis-Maurice Dior, riche industriel associé à son cousin germain Lucien Dior (député et ministre du Commerce), et de Marie-Madeleine Dior, mère de Christian. 

La famille déménage à Paris en 1910. La maison de Granville sert alors de résidence secondaire, jusqu’en 1914 où les Dior décident de s’y replier jusqu’à la fin de la Première Guerre Mondiale. Au lendemain de la guerre, le jeune Normand retourne vivre à Paris avec sa famille et se lie d’amitié avec quelques artistes des Années Folles, notamment les poètes Max Jacob et Jean Cocteau.

Sa mère veut qu'il suive une carrière diplomatique, ce à quoi Christian Dior 'intègre en 1921, l’École des sciences politiques. Il la quitte néanmoins trois ans plus tard sans le moindre diplôme.

1928 à 1934 : dans le gouffre de la malchance

En 1928, Christian Dior ouvre une galerie d’arts contemporains avec son ami Jacques Paul Bonjean où sont exposées les prestigieuses œuvres de ses amis Pablo Picasso, Jean Cocteau, Salvador Dalí ou encore Henri Matisse, avec l’appui financier de son père à qui il promet de ne pas inscrire le nom Dior sur la devanture.

L'aventure ne dure pourtant qu'une seule année puisqu'en 1929, apparaît le crack boursier qui aura raison de la fortune de sa famille et causera alors la ruine de son père. Mauvaise nouvelle en amène une autre ; sa mère décède et la situation financière ne s'améliore pas ; Christian se voit donc obliger de vendre ses oeuvres à des prix dérisoires puis de finalement fermer boutique en 1934. Dans le même temps, la ville de Granville est vendue.

1934 à 1938 : carrière émergente


Malgré l'échec de sa carrière artistique, l'attrait créatif du jeune Dior se fait ardent. Son ami, l'acteur Jean Ozenne remarque le talent de ce dernier et l'encourage à en faire un métier. Dès son retour du service militaire, pour gagner sa vie, Christian Dior décide alors de vendre des croquis de mode aux Maisons de couture Balenciaga ou Nina Ricci, mais également à Claude Saint-Syr et la modiste Madame Agnès, tout en dessinant occasionnellement des illustrations pour le Figaro.

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1938 à 1945 : naissance d'un prince de la mode


En 1938, le couturier Rober Piguet l’engage en tant que modéliste et dessinateur, puis signe aussitôt trois collections.  Le tailleur en pied-de-poule noir et blanc est son premier succès et lui permet même d'être surnommé « le prince de la mode ». Cependant, la Seconde Guerre Mondiale éclate, et l'oblige à partir sur le front. Rapidement démobilisé, il est de retour à Paris en 1941 où il fait son entrée chez Lucien Lelong, l’une des plus grandes maisons de couture parisiennes, comme styliste.

1945 à 1948 : la référence Dior


En 1945, Christian Dior fait la connaissance de Marcel Boussac. Sa rencontre avec l’industriel français, appelé le « roi du coton » sera décisive pour son avenir professionnel ; c'est lui qui croit au Français et décide de financer la toute nouvelle Maison Christian Dior dans laquelle il investit plus de soixante millions de francs. Il ne faudra attendre que quelques mois (le 16 Décembre 1946) avant d'inaugurer la nouvelle enseigne au 30, avenue Montaigne.

En 1947, Christian Dior bouleverse la mode d’après-guerre avec son premier défilé, fruit d'un intense travail de collaboration avec son équipe dont Pierre Cardin qui est le premier tailleur de la Maison.

Les lignes « Corolle » s’inspirant des courbes des fleurs pour dessiner ses robes et la taille « en 8 » traduisant une taille marquée et des formes arrondies qui rappelle la forme du chiffre fondent la silhouette Dior qui révolutionne alors l'univers mode et est désormais appelé le style « New Look ».

 

1948 à 1957 : succès indéniable


Fort de son succès, le couturier qui considère le parfum comme « la touche finale d'une robe » fonde, sur les conseils de son ami d’enfance Serge Heflter-Louiche, une société de parfums dont la première fragrance se nomme Miss Dior.  En 1953, le couturier s'attaque au monde du cosmétique en créant le rouge à lèvre Dior.

1948 est l'année où Le prince de la mode s’envole pour les Etats-unis et où il impose sa marque comme un label international. Il est l’un des premiers designer à créer des franchises et licences et sera aussi le premier couturier à faire la Une du New York Times en 1957. 

En onze ans, son activité s'étend dans quinze pays et assure l’emploi de plus de deux mille personnes. En 1957, sa maison représente plus de la moitié des exportations de la couture française. Time Magazine le consacre également à sa Une, Dior étant le premier couturier français à faire la couverture du magazine.

1957 à nos jours : une disparition en pleine gloire

Se sentant de plus en plus malade, Christian Dior séjourne en 1956 dans son Château de La Colle Noire où il écrit ses mémoires. À 52 ans, juste après avoir présenté sa dernière collection intitulée « fuseau » conçue avec son jeune stagiaire, Yves Saint-Laurent, il est foudroyé par une crise cardiaque en Italie, où il séjournait quelques jours lors d'une cure à Montecatini Terme.

Celui-ci sera resté durant toute sa vie profondément secret concernant sa vie privée. On apprendra quelques années plus tard qu'il dissimulait son homosexualité, et ce faisant, sa relation avec Jacques Benita, chanteur Africain de 25 ans son cadet.

Au décès soudain de Christian Dior, le jeune Yves Saint Laurent, une vingtaine d'années, reprend la Maison Parisienne sur les indications du testament. L'histoire ne durera que trois ans qu'il ne soit appelé pour son service militaire. L'enseigne de luxe connaît alors une foulée de Directeurs artistiques repreneurs :

  • 1957 à 1960 : Yves Saint-Laurent

  • 1960 à 1989 : Marc Bohan

  • 1989 à 1996 : Gianfranco Ferre

  • 1996 à 2012 : John Galliano

  • 2012 à 2016 : Raf Simons

  • Depuis 2016 : Maria Grazia Chiuri

« Respecter la tradition et oser l'insolence car l'un ne saurait aller sans l'autre »​

« Le parfum d'une femme en dit plus sur elle que son écriture »​

« Vous ne serez jamais assez soigneux quant au choix de vos chaussures.

Beaucoup de femmes pensent qu'elles ne sont pas importantes,

mais la vraie preuve qu'une femme est élégante, est sur ses pieds. »​

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PAR

TOPWALK

MAGAZINE

Texte : Topwalk Magazine

Publié : 30 juin 2018

Mis à jour : 19 avril 2019

 

Crédits photos :

Keystone France (pour Christian Dior), Irving Penn (pour Yves Saint-Laurent), Getty Images (pour Marc Bohan), Dimitrios Kambouris (pour John Galliano), Vogue (pour Raf Simons), Phillipe Quaisse (pour Maria Grazia Chiuri)

Sources texte : 

Wikipedia, Annuaire des Créateurs, Elle, Le Figaro, Gralon, Hexagone gay, Citation célèbre

 
 
 
 
 

CHRISTIAN

             DIOR

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Fondateur de Dior
21 janvier 1905 dans la Manche, (Normandie)
24 octobre 1957 à Montecatani Terme (Italie) (57 ans)
Française
Aucun
Couturier Haute Couture,
Illustrateur
Style "New Look"
Lignes et courbes féminines
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